Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 11, 1904.djvu/214

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LIVRE SIXIÈME

L’ÉCOLE


CHAPITRE I

I. L’enseignement public et ses trois effets. — Influences du maître, des condisciples et du règlement. — Cas où les trois pressions convergent pour produire un type défini d’homme fait. — II. Objet de Napoléon. — Le monopole universitaire. — Renaissance et multitude des établissements privés. — Ils sont mal vus de Napoléon. — Ses motifs. — Les entreprises privées font concurrence à l’entreprise publique. — Mesures contre elles. — L’autorisation préalable et la fermeture facultative. — Taxes sur l’enseignement libre et rétribution universitaire. — Décret de novembre 1811. — Limitation de l’enseignement secondaire dans les établissement privés. — Comment l’Université leur prend leurs élèves. — L’externat obligatoire. — Limitation du nombre de leurs pensionnaires. — Mesures pour restreindre ou assimiler les établissements ecclésiastiques. — Racolement forcé dans les familles notables et mal pensantes. — Napoléon seul et universel éducateur dans son empire. — III. Sa machine. — Le corps enseignant. — Comment ses membres arriveront à se sentir solidaires. — Hiérarchie des grades. — Primes offertes à l’ambition et satisfactions ménagées à l’amour-propre. — Principe monastique du célibat. — Principe monastique et militaire de l’obéissance. — Les obligations contractées et la discipline imposée. — L’École Normale et le recrutement de l’Université future. — IV. L’objet du corps enseignant est l’adaptation de la jeunesse à l’ordre établi. — Deux sentiments requis chez les enfants comme chez les adultes. —