Page:Talmeyr - La franc-maçonnerie et la révolution française.djvu/19

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
9
ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

des francs-maçons s’appelle le Convent, et la plus fameuse assemblée révolutionnaire s’appellera la Convention. La Maçonnerie, quand elle avait à proscrire un adepte, le déclarait… suspect, et chacun sait comment, sous la Terreur, on était déclaré suspect. D’après Louis Blanc, le récipiendaire, en Maçonnerie, se coiffait d’un bonnet, pendant qu’on lui disait : « Ce bonnet vaut mieux que la couronne des rois… » Or, l’orateur, au Club des Jacobins, se coiffait du bonnet rouge. Enfin, l’une des épreuves de la Franc-Maçonnerie, avant la Révolution, consistait à faire opérer au dignitaire maçonnique l’exécution en effigie d’un roi de France sur un mannequin représentant Philippe le Bel, le prince même qui avait exterminé l’Ordre des Templiers, et l’acte suprême de la Révolution

    sociétés secrètes destinées à perpétuer, à répandre sans danger, parmi quelques adeptes, un petit nombre de vérités simples, comme de sûrs préservatifs contre les préjugés dominateurs.

    « Nous chercherons si l’on ne doit point placer au nombre de ces sociétés cet ordre célèbre, contre lequel les papes et les rois conspirèrent avec tant de bassesse et qu’ils détruisirent avec tant de barbarie… » (Condorcet, Esquisse d’un tableau des progrès de l’esprit humain : Septième époque.)