Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/111

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d’ailleurs, s’il est vrai, comme tu dis, que tu aies fait violence à cette fille dans un moment d’ivresse.

LYCONIDE.

Voudrais-je t’en imposer, à toi, ma mère ?

PHÉDRA, derrière le théâtre.

Ah ! je meurs, ma nourrice. À moi ! quelle douleur d’entrailles ! Junon Lucine, secours-moi.

LYCONIDE.

Tiens, ma mère, les faits te convaincront mieux. Tu entends ses cris ; l’enfant va naître.

EUNOMIE.

Mon fils, entre avec moi chez mon frère. Il faut que j’obtienne de lui ce que tu me demandes. (Elle sort.)

LYCONIDE.

Va ; je te suis, ma mère. Où est donc Strobile ? il avait ordre de m’attendre ici. Cela m’étonne. Mais, en y réfléchissant, s’il est occupé pour moi, j’aurais tort de me fâcher. Entrons aux comices, où mon sort se décide.

Acte IV, Scène VIII.

STROBILE, seul.

Tous les gryphons, possesseurs des montagnes d’or, ne m’égalent pas en richesses. Et pour les rois du commun, je n’en parle pas : pauvres mendiants ! Je suis le roi Philippe. 0 l’heureux jour ! J’étais parti d’ici à propos