Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/123

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EUCLION.

Tu le nies ?

LYCONIDE.

Assurément, je le nie très fort ; et je ne sais ce que c’est que cet or et cette marmite.

EUCLION.

Celle que tu as enlevée du bois sacré de Silvain ; rends-la. Allons, donne. Nous partagerons ensemble par moitié. Quoique tu m’aies volé, je ne t’inquiéterai pas. Allons, rends-la-moi.

LYCONIDE.

Est-ce que tu as perdu l’esprit, de me traiter de voleur ? Il s’agit d’une autre chose qui me regarde, Euclion, et dont je croyais que tu étais instruit. C’est une affaire importante, et je voudrais t’en entretenir tranquillement, si tu as le loisir de m’entendre.

EUCLION.

Dis-moi ; en vérité, tu ne m’as pas pris mon or ?

LYCONIDE.

En vérité.

EUCLION.

Et tu ne sais pas qui est-ce qui l’a pris ?

LYCONIDE.

Non, sur ma foi.

EUCLION.

Et si tu l’apprends, tu me le feras connaître ?

LYCONIDE.

Oui.