Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/127

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



EUCLION.

Il y renonce, quand les préparatifs sont faits, quand la noce est prête ! Que tous les dieux et toutes les déesses l’exterminent ! lui qui est cause que j’ai perdu un si grand trésor. Ô douleur ! ô misère !

LYCONIDE.

Console-toi, et tiens un meilleur langage. Maintenant, pour le plus grand bonheur de toi et de ta fille… dis donc : Ainsi le veuillent les dieux !

EUCLION.

Ainsi le veuillent les dieux !

LYCONIDE.

Ainsi veuillent-ils pour moi aussi ! Écoute, à présent. Euclion, il n’y a pas d’homme assez pervers pour ne pas se repentir du mal qu’il a fait, et pour ne pas vouloir le réparer. Je t’en prie, si, dans mon égarement, j’ai outragé ta fille et toi en même temps, veuille me pardonner, et me l’accorder pour femme, comme la loi l’ordonne. Je l’avoue, je lui ai fait violence, dans les veilles de Cérès, entraîné par le vin et par la fougue de l’âge.

EUCLION.

Hélas ! hélas ! qu’entends-je ?

LYCONIDE.

Pourquoi ces gémissements, quand tu as le bonheur d’être grand-père aux noces mêmes de ta fille ? car elle vient d’accoucher à son terme naturel ; compte plutôt. Mon oncle renonce à elle en ma faveur. Entre, tu verras si je dis vrai.