Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/195

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CHRYSALE.

O dieux immortels ! c’est Pistoclère que je vois ! Pistoclère, salut !

PISTOCLÈRE.

Bonjour, Chrysale !

CHRYSALE.

Pour t’épargner beaucoup de paroles, tu es charmé de me revoir, et je te crois. Tu nous offres le repas de bienvenue, comme on l’offre aux nouveaux débarqués ; j’accepte. Je t’apporte les coinpliments d’amitié sincère de ton camarade. Tu me demanderas ce qu’il fait.

PISTOCLÈRE.

Est-il en bonne santé ?

CHRYSALE.

C’est ce dont je veux m’informer, à toi-même.

PISTOCLÈRE.

Puis-je le savoir ?

CHRYSALE.

Personne mieux que toi.

PISTOCLÈRE.

Comment cela ?

CHRYSALE.

As-tu trouvé celle qu’il aime, sa santé est parfaite. Sinon, il est malade, il est à l’agonie. Pour un amant, sa maîtresse est son âme. Séparé d’elle, il n’existe pas. Près d’elle, sa fortune meurt, mais il vit… fort mal et très malheureux. Mais toi, as-tu fait sa commission ?

PISTOCLÈRE.

Moi ! puisque j’ai reçu sa lettre, plutôt que de ne pas