Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/199

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PISTOCLÈRE.

Oh ! mais, Chrysale, vois-tu ? il ne se passe pas un seul moment, qu’elle ne parle de lui.

CHRYSALE.

Par Hercule ! vive Bacchis !

PISTOCLÈRE.

Oh ! mais…

CHRYSALE.

0h ! mais, je vais m’en aller à la fin.

PISTOCLÈRE.

Est-ce qu’on te fâche, en te disant ce qui est un sujet de joie pour ton maître ?

CHRYSALE.

Ce n’est pas le sujet, c’est l’acteur qui m’ennuie et qui m’assomme. J’aime la comédie d’Epidique, comme moi-même ; mais il n’y en a pas qui me cause plus d’ennui quand c’est Pollion qui la joue. Bacchis te semble-t-elle bien ?

PISTOCLÈRE.

Peux-tu le demander ? Si je n’avais ma Vénus, elle serait ma Junon.

CHRYSALE.

Par Pollux ! à ce qu’il paraît, Mnésiloque, tu as de quoi faire l’amoureux : reste à trouver de quoi faire le généreux. Car il faut ici de l’or, sans doute.

PISTOCLÈRE.

En beaux et bons Philippes.

CHRYSALE.

Et comptant, je pense.