Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/201

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PISTOCLÈRE.

Nous devrions déjà le tenir ; car le militaire viendra dans un instant.

CHRYSALE.

Et un militaire aussi !

PISTOCLÈRE.

Celui qui met un prix à la liberté de Bacchis.

CHRYSALE.

Qu’il vienne, quand il voudra ; qu’il ne se fasse pas attendre. Nous sommes en fonds. Je ne crains rien, je ne demande grâce à personne, tant que ce cœur sera fécond en impostures. Rentre ; moi, je veillerai aux affaires annonce à Bacchis l’arrivée de Mnésiloque.

PISTOCLÈRE.

Je t’obéirai.

(Il sort.)

CHRYSALE, seul.

Cette expédition financière me regarde. Nous avons apporté douze cents Philippes d’or, que notre hôte d’Éphèse devait au vieillard. Je machinerai quelque ruse pour tirer de ce sac l’or nécessaire aux amours du fils. Mais j’entends le bruit de notre porte. Qui est-ce qui sort ?


Scène 3

NICOBULE, CHRYSALE.

NICOBULE, sans apercevoir Chrysale.

Je vais au Pirée m’informer s’il n’est pas venu d’Éphèse quelque vaisseau marchand. La peur trouble mon âme