Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/205

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CHRYSALE.

Hélas ! Nicobule, mon cœur saigne, ma tête se fend, quand on me parle de cet homme-là. Peux-tu appeler ton ami un tel ennemi ?

NICOBULE.

Et pourquoi donc ? dis-moi, je te prie.

CHRYSALE.

Pourquoi ? Par Pollux ! jamais Vulcain, le Soleil, la Lune, le Jour, non, jamais ces quatre divinités n’éclairèrent un plus grand scélérat.

NICOBULE.

Archidame ?

CHRYSALE.

Oui, Archidame.

NICOBULE.

Qu’a-t-il fait ?

CHRYSALE.

Demande plutôt ce qu’il n’a pas fait. D’abord il a nié la dette à ton fils, prétendant ne te devoir pas un triobole. Mnésiloque aussitôt invoque l’assistance de notre ancien hôte, le vieux Pélagon ; et, devant lui, il montre la pièce de crédit que tu lui avais remise pour la représenter à l’imposteur.

NICOBULE.

Eh bien ! quand il vit cette pièce ?

CHRYSALE.

Il se met à dire qu’il ne la reconnaît pas, que c’est une pièce fausse. Ce bon jeune homme ! combien il essuya