Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/207

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d’injures ! S’entendre traiter de faussaire, de menteur !

NICOBULE.

Avez-vous l’or ? voilà ce que je veux d’abord savoir.

CHRYSALE.

Le préteur nous donna des juges. Notre homme fut condamné et contraint à restituer douze cents Philippes.

NICOBULE.

C’est le montant de la dette.

CHRYSALE.

Tu n’es pas au bout. Il tenta encore un autre assaut.

NICOBULE.

Encore !


CHRYSALE.

Oui, tu vas voir ; et de trois.

NICOBULE.

Que j’ai été dupe ! C’était à un autre Autolycus que j’avais confié mon or.

CHRYSALE.

Écoute-moi donc.

NICOBULE.

Ah ! je ne connaissais pas mon hôte et son humeur rapace.

CHRYSALE.

L’or une fois emporté, nous nous embarquons, impatients de revenir. Je m’assieds sur le tillac, et je promène par distraction autour de nous mes regards. Qu’aperçois-je ? un vaisseau long, un appareil formidable, sinistre.