Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/209

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NICOBULE.

Aïe ! aïe ! je suis mort ! L’appareil aigrit ma plaie.

CHRYSALE.

Le navire appartenait en commun à ton hôte et à des pirates.

NICOBULE.

Belître que j’étais, d’avoir eu confiance en lui, quand son nom même d’Archidame m’avertissait, que ce serait à mon dam qu’il aurait crédit de ma part.

CHRYSALE.

Leur navire en voulait à notre vaisseau. J’observe toutes leurs manœuvres. Cependant nous levons l’ancre et nous sortons du port. Eux aussitôt de nous suivre à force de rames ; les oiseaux et les vents ne sont pas plus rapides. Je devine leur intention, notre vaisseau s’arrête en place. Quand ils nous voient arrêtés, ils se mettent à virer de ci de là dans le port.

NICOBULE.

Voyez les coquins ! Et alors, que fîtes-vous ?

CHRYSALE.

Nous rentrâmes dans le port.

NICOBULE.

C’était le plus sage. Et nos gens ?

CHRYSALE.

Ils revinrent à terre le soir.

NICOBULE.

Il n’y a pas de doute. Ils voulaient ravir mon or c’est où tendaient leurs menées.

CHRYSALE.

Du premier coup je m’en aperçus.

NICOBULE.

Je n’avais plus de sang dans les veines.