Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/215

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NICOBULE.

A quoi bon cet anneau ?

CHRYSALE.

C’est le signe convenu. Théotime remettra l’or au porteur.

NICOBULE.

Tu as raison de m’avertir ; je m’en souviendrai. Ce Théotime est-il riche ?

CHRYSALE.

Dernande-le-moi. C’est un homme qui garnit d’or les semelles de ses souliers.

NICOBULE.

Pourquoi donc ce mépris ?

CHRYSALE.

Sa richesse est si grande ! Il ne sait que faire de son or.

NICOBULE.

Eh bien ! qu’il me le donne. En présence de quels témoins le mien lui a-t-il été donné ?

CHRYSALE.

Le peuple en fut témoin. Tout le monde à Éphèse sait cela.


NICOBULE.

Du moins mon fils a-t-il fait preuve de prudence, en choisissant un homme riche pour dépositaire. On pourra reprendre l’or, quand on voudra.

CHRYSALE.

Oh ! tu n’attendras pas le moins du monde. Il te le comptera le jour même de ton arrivée.