Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/233

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MNÉSILOQUE.

Où demeure-t-elle

LYDUS, montrant la maison de Bacchis.

Là.

MNÉSILOQUE.

Son pays ?

LYDUS.

Samos.

MNÉSILOQUE.

On l’appelle ?

LYDUS.

Bacchis.

MNÉSILOQUE.

Tu es dans l’erreur. Je sais tout, avec toutes les circonstances. Pistoclère est innocent ; tu l’accuses à tort. Il ne fait que s’acquitter d’une commission et servir avec zèle un de ses amis. Ce n’est pas lui qui est amoureux ; ne t’y trompe pas.

LYDUS.

Est-ce que, pour s’acquitter avec zèle de la commission de son ami, il est nécessaire qu’il soit sur un même lit auprès de la courtisane penchée sur lui contre son sein et prodiguant les baisers ? Est-ce par obligeance qu’il doit à chaque instant lui caresser la gorge, et ne pas détacher ses lèvres des lèvres de la belle ? Car, pour les autres détails, la bienséance ne permet pas de les rapporter ici, non plus que les attouchements dont j’ai été témoin, lorsqu’il glissait sa main sous la robe de Bacchis, devant moi, sans nulle vergogne ! Enfin, je n’ai plus