Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/235

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d’élève, Philoxène plus de fils, et toi plus d’ami ; car on peut regarder comme perdu, celui qui a perdu toute pudeur. Ajouterai-je que je n’avais qu’à attendre un peu pour avoir un plus beau spectacle ? J’en aurais vu, je pense, plus que je ne devais en voir et pour lui et pour moi.

MNÉSILOQUE, à part.

Mon ami m’assassine ! Et cette perfide, je ne la poursuivrai pas, je ne la perdrai pas ? J’aimerais mieux mourir mille fois. Il n’y a donc plus de bonne-foi parmi les hommes ! On ne peut donc plus se fier à personne !

LYDUS, à Philoxène.

Vois comme il est affligé de l’inconduite de ton fils. Quel ami ! que son chagrin est vif et profond !

PHILOXÉNE.

Mnésiloque, je t’en conjure ! donne-lui de bons conseils pour calmer ses passions. Conserve à toi un ami, à moi un fils.

MNÉSILOQUE.

Je ferai tout ce que tu voudras.

PHILOXÉNE.

Charge-toi entièrement de ce soin. Lydus, suis-moi.

LYDUS.

Je te suis. Mais il vaudrait mieux me laisser ici avec lui pour l’appuyer.

PHILOXÉNE.

C’est assez de lui seul. Mnésiloque, je me recommande à toi ; morigène comme il faut l’étourdi qui déshonore et toi, et moi, et tous ses amis, par son libertinage.