Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/251

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m’a donné commission de lui dire en deux mots qu’elle eût à lui rendre deux cents Philippes d’or, ou à partir aujourd’hui même avec lui pour Élatie.

PISTOCLÉRE.

Elle ne part point ; dis-lui qu’elle ne partira point elle en aime un autre que lui. Va-t’en lui porter cette réponse, et laisse-nous.

LE PARASITE.

Pas tant de colère !

PISTOCLÉRE.

Sais-tu que si je m’y mets Par Hercule ! un orage est prêt à fondre sur ta figure. Je porte en mes mains des brise-mâchoires, et elles me démangent.

LE PARASITE, à part.

Autant que je puis l’entendre, si je n’y prends garde, il me fera sauter mes brise-noix de la bouche. (A Pistoclère) Je vais faire ton message, et je ne te réponds pas des suites.

PISTOCLÉRE.

Ah ça ! donc ?

LE PARASITE.

Je lui dirai ta réponse.

PISTOCLÉRE.

Qui es-tu ?

LE PARASITE.

Je suis la cuirasse de ce guerrier.

PISTOCLÉRE.

Triste guerrier, qui a une si méchante cuirasse.