Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/255

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sans caractère, sot, insupportable, esprit fâcheux. Enfin je suis tout ce que je ne peux souffrir dans les autres. Non, il n’y a pas de mortel plus impertinent, plus indigne de la faveur des dieux et de l’affection des hommes. On doit me fuir. Je ne dois avoir que des ennemis, et pas un ami. Je n’ai maintenant qu’à chercher des méchants, et non d’honnêtes gens, pour m’assister. Tous les noms odieux que les plus odieux des hommes peuvent mériter, ils ne les méritent pas autant que moi. Aller rendre tout cet or à mon père ! et j’aimais ; et l’or était en ma puissance ! Malheureux que je suis ! j’ai détruit mon bonheur et l’ouvrage de Chrysale !

PISTOCLÉRE, à part,

Il faut le consoler ; approchons. Comment cela va-t-il, Mnésiloque ?

MNÉSILOQUE.

Je suis perdu !

PISTOCLÉRE.

Les dieux nous en préservent !

MNÉSILOQUE.

Je suis perdu !

PISTOCLÉRE.

Veux-tu te taire ? insensé !

MNÉSILOQUE.

Non, c’est la vérité.

PISTOCLÉRE.

Tu n’as pas ta raison.