Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/267

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concerte quelque chose, dresse tes batteries. Il faut absolument tromper sa prudence par un tour d’adresse, et lui dérober son or.

CHRYSALE.

C’est impossible.

MNÉSILOQUE.

Essaie, tu réussiras. Cela t’est si aise !

CHRYSALE.

La peste ! Aisé à moi ! Ne suis-je pas atteint et convaincu de l’avoir attrapé ? Maintenant, si je lui disais de ne pas me croire, à peine m’en croirait-il.

MNÉSILOQUE.

En effet, si tu avais entendu tout ce qu’il a dit. contre toi en ma présence…

CHRYSALE.

Que disait-il ?

MNÉSILOQUE.

Que si tu lui affirmais qu’il fait jour en plein midi, il n’en croirait rien ; que si tu lui montrais le soleil, il dirait que c’est la lune.

CHRYSALE.

Oui-dà ? Nous allons lui en donner à garder. Il me payera ses propos.

MNÉSILOQUE.

Tu n’as rien à nous ordonner ?

CHRYSALE.

Rien, si non que vous vous amusiez bien : telle est ma volonté. Demandez-moi tout l’or que vous voudrez, vous l’aurez. A quoi bon porter le nom de Chrysale, si