Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/275

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de me gronder, parce que je t’ai rendu ton argent, et que je ne t’ai rien dérobé."

PISTOCLÉRE.

Donne-lui le temps d’écrire.

CHRYSALE.

Il faut qu’un amoureux ait la main prompte.

PISTOCLÉRE.

Oh ! sans doute il l’a prompte, mais à semer l’argent plutôt qu’à écrire.

MNÉSILOQUE.

Poursuis : c’est écrit.

CHRYSALE.

« Maintenant, mon cher père, tiens-toi sur tes gardes. Il prépare quelque fourberie, pour voler ton argent, et il se vante d’y parvenir. » - (Mnésiloque paraît étonné.) Qu’est-ce qui t’arrête ? continue.

MNÉSILOQUE.

Tu n’as qu’à dicter.

CHRYSALE.

« Il m’offre de me donner cet argent, pour que je le donne aux courtisanes, et que je le mange dans des parties de débauches, et que je fasse la vie des Grecs. Prends donc garde, mon père, qu’il ne t’abuse. Défie toi de lui. »

MNÉSILOQUE.

Après.

CHRYSALE.

Ajoute.

MNÉSILOQUE.

Parle ; j’écris.