Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/283

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CHRYSALE.

Tu reconnais son cachet ?

NI COBULE.

Oui. Que fait-il ?

CHRYSALE, avec un air affecté.

Je l’ignore. Je ne dois rien savoir, je n’ai souvenir de rien. Je sais seulement que je suis un esclave. J’ignore ce que je sais. (A part, pendant que Nicobule lit) Voilà le merle qui donne dans le filet et qui mord à l’appât. Il sera pris joliment ; mon piège est bien tendu.

NI COBULE.

Attends un moment, Chrysale, je reviens. (Il Sort.)

CHRYSALE, seul.

Comme il m’attrape ! comme il va me surprendre ! Il amènera des esclaves pour me faire enchaîner. Bonne manœuvre ! mon brigantin prend son vaisseau à l’abordage. Silence ! la porte s’ouvre.

Acte IV, Scène VIII.

NICOBULE, CHRYSALE, ESCLAVES.

NICOBULE, à un esclave.

Serre-lui les mains ; dépêche, Artamon.

CHRYSALE.

Qu’est-ce que j’ai fait ? (On lui lie les mains.)

NICOBULE, à l’esclave.

Un bon coup de poing, s’il lui arrive de souffler. (A Chrysale) Que dit cette lettre ?