Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/301

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CHRYSALE.

Pour l’accabler de reproches, de se conduire de la sorte.

NICOBULE.

Oui, je t’en prie, Chrysale, gronde-le bien. Ne le ménage pas.

CHRYSALE.

Qu’est-il besoin de me le recommander ? Seras-tu content, si je le gourmande plus longuement que jamais Demetrius ne gourmanda Clinias ? (Il sort.)

NICOBULE, seul.

Cet esclave est comme un mal aux yeux. Si on ne l’a pas, on s’en passe très bien, on n’en veut pas du tout. S’il vous vient, vous ne pouvez vous retenir d’y toucher. Si Chrysale ne s’était trouvé là par bonheur, le militaire surprenait sa femme en flagrant délit et Mnésiloque avec elle, et il le tuait. Ces deux cents Philippes que j’ai promis sont comme la rançon de mon fils ; cependant je ne les donnerai qu’à bonnes enseignes, et après avoir vu Mnésiloque. Je ne veux pas me fier à la légère à Chrysale. Mais relisons encore ces tablettes avec attention ; un écrit sous cachet mérite créance.

(Il sort.)

Acte IV, Scène IX.

NICOBULE, CHRYSALE.

CHRYSALE, sortant de chez Bacchis avec des tablettes.

On vante les fameux exploits des Atrides contre la