Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/307

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d’Ilion, l’armée doit triompher et boire ; ce sont deux cents Philippes qu’il nous faut encore. Ah ! que notre Priam vaut mieux que l’ancien ! il n’a pas seulement cinquante fils, mais bien quatre cents, tous de bon aloi, d’espèce excellente. Aujourd’hui, en deux coups, je les lui aurai tous massacrés. Y a-t-il quelqu’un qui veuille acheter notre Priam ? il sera mis en vente, bon marché, comme un vieux rebut, une fois que j’aurai pris la ville d’assaut. Mais le voici devant la porte ; allons à sa rencontre, et commençons.

NICOBULE.

Quelle voix se fait entendre ici près ?

CHRYSALE.

Nicobule !

NICOBULE.

Eh bien ! qu’est-ce ? As-tu fait ma commission ?

CHRYSALE.

Si je l’ai faite ! Approche.

NICOBULE.

Me voici.