Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/321

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CHRYSALE.

Non, te dis-je ; ne me confie pas cet or, ou fais-moi accompagner pour qu’on me garde à vue.

NICOBULE.

Oh ! tu m’impatientes.

CHRYSALE.

Eh bien ! donne donc, puisqu’il faut absolument.

NICOBULE.

Dépêche-toi ; je serai bientôt de retour. (Il s’en va.)

CHRYSALE, haut.

Ton affaire est faite : (plus bas) va, pauvre malheureux vieillard ! Voilà ce qui s’appelle en venir à son honneur ! je suis vainqueur, et je retourne chargé de butin. La ville est prise par stratagème ; et, sans perte aucune, je ramène mon armée florissante. Spectateurs, ne vous étonnez pas de ne pas voir de pompe triomphale, cela est trop commun. Je n’y tiens pas. Cependant on régalera bien nos soldats. Maintenant, je vais porter le butin chez le questeur.