Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/77

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CONGRION.

Veux-tu nous laisser faire le souper ici ? Oui ou non ? dis-le.

EUCLION.

Veux-tu me dire si ma maison sera en sûreté ? dis-le.

CONGRION.

Que je sois aussi sûr de ne rien perdre de ce que j’ai apporté, je serai content. Est-ce que je veux te prendre quelque chose ?

EUCLION, ironiquement.

Oui, on vous connaît. Tu ne nous apprends rien.

CONGRION.

Quelle raison as-tu de nous empêcher de faire ici le souper ? Qu’avons-nous fait, qu’avons-nous dit pour te fâcher ?

EUCLION.

Tu le demandes, scélérat, quand vous vous introduisez dans tous les coins les plus secrets de ma maison ! Si tu avais été occupé de ton ouvrage auprès du foyer, tu n’aurais pas la tête fêlée. Tu n’as que ce que tu mérites. Tiens-toi pour averti que, si tu approches de cette porte sans ma permission, tu deviendras, de mon fait, le plus malheureux des mortels. Tu m’as bien entendu ? Où t’en vas-tu ? Reviens. (Il rentre chez lui.)

CONGRION, seul.

Par ma protectrice, Laverne si tu ne me rends mes ustensiles, je ferai scandale à ta porte. Que faire à présent ? Ô dieux ! que je suis venu ici sous de mauvais auspices ! On me paie un didrachme ; j’en dépenserai davantage pour le médecin.