Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/81

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Acte III, Scène IV.

EUCLION, seul.

Il est parti. Dieux immortels ! quelle témérité a un pauvre, de se mettre en relation d’amitié ou d’intérêt avec un riche ! Voyez comme Mégadore emploie tous les moyens pour me surprendre, malheureux que je suis ! Sous prétexte de m’envoyer obligeamment des cuisiniers, il m’envoie des voleurs pour me ravir ce cher trésor. Et le coq de la vieille, leur digne complice, n’a-t-il pas failli me perdre ? Il s’est mis à gratter autour de l’endroit où la marmite était cachée, et de ci, et de là. Soudain la colère me transporte ; je saisis un bâton, et je tue le voleur pris en flagrant délit. Par Pollux ! je crois que les cuisiniers lui avaient graissé la patte pour me trahir. Mais je leur ai retiré l’arme de la main. Bref, la guerre a fini par la mort du Gaulois emplumé. — Voici Mégadore, mon gendre, qui revient du Forum. Je ne peux plus me dispenser à présent de m’arrêter, quand je le rencontre, et de causer avec lui.

Acte III, Scène V.

MÉGADORE, EUCLION.

MÉGADORE, sans apercevoir Euclion.

J’ai fait part à plusieurs amis de mon projet de mariage.