Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/87

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arrive le terme de la contribution pour la guerre. Il faut payer. On va chez son banquier, on compte avec lui. Le soldat se morfond à vous attendre, dans l’espoir de toucher son argent. Mais, tout compte fait, il se trouve que vous êtes débiteur de votre banquier. On renvoie le soldat à un autre jour, avec des promesses. Et je ne dis pas encore tous les ennuis, toutes les folles dépenses qui accompagnent les grandes dots. Une femme qui n’apporte rien, est soumise à son mari ; mais une épouse richement dotée, c’est un fléau, une désolation. Eh ! voici le beau-père à sa porte. Bonjour, Euclion.

Acte III, Scène VI.

EUCLION, MÉGADORE.

EUCLION.

Je me délectais à savourer ta morale.

MÉGADORE.

Oui-dà ! tu m’écoutais ?

EUCLION.

Je n’ai pas perdu une parole.

MÉGADORE.

Mais il me semble que tu ferais bien d’être un peu mieux vêtu pour la noce de ta fille.

EUCLION.

Chacun se pare selon sa fortune, et fait figure selon ses moyens. Ceux qui ont de quoi doivent soutenir leur