Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/95

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se perdre, au lieu de le pousser au penchant où il est enclin. De même qu’on met aux enfants qui apprennent à nager, une nacelle d’osier pour les soulager dans cet exercice et leur faciliter le mouvement des bras ; ainsi l’esclave d’un jeune homme amoureux doit être la nacelle qui le soutient et l’empêche de se noyer. Qu’il sache deviner les volontés de son maître, entendre de l’œil l’expression de sa figure, exécuter un ordre plus vite que la course des chars. Quiconque pratiquera ces maximes, ne subira point la censure des étrivières et ne polira point avec ses jambes le fer des entraves. Mon maître aime la fille du pauvre Euclion. Il vient d’apprendre qu’on la marie à Mégadore, et il m’envoie ici en observation pour que je l’instruise de ce qui se passe. Je vais m’asseoir sur cet autel, on ne se doutera pas que j’y sois, et je pourrai voir de tous côtés ce qu’on fera.

Acte IV, Scène II.

EUCLION, STROBILE.

EUCLION, sortant du temple.

Ah ! Çà, garde-toi de révéler à personne le dépôt que j’ai fait de mon or dans ton temple, ô Bonne-Foi ! Je ne crains pas qu’on le trouve ; il est trop bien caché. Par Pollux ! il emporterait une belle proie, celui qui trouverait