Page:Tinayre - Avant l amour.pdf/291

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XX


Ils passèrent, les jours funèbres. Puis le caveau du cimetière refermé sur le corps de M. Gannerault, les tentures enlevées, les cierges éteints, la vie reprit son cours monotone.

Cher parrain ! il était mort sans nous avoir reconnus. Pendant les lentes heures de la veillée, pendant que Maxime rêvait, le front dans ses mains, j’avais prolongé mon examen de conscience. La mort avait remis à leur place les ambitions démesurées, les droits absolus, les félicités revendiquées si âpre-