Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/129

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XVI

En recevant la nouvelle de la maladie de Natacha, la comtesse encore mal portante et faible revint à Moscou avec Pétia et toute la domesticité, et les Rostov déménagèrent de chez Maria Ivanovna et s’installèrent tout à fait chez eux à Moscou.

La maladie de Natacha était si sérieuse que, pour son bonheur et celui de ses parents, la pensée de ce qu’était la cause de son mal : son acte de rupture avec son fiancé, se trouva reculée au second plan. Elle était si malade qu’on ne pouvait pas songer qu’elle était coupable de tout ce qui était arrivé, alors qu’elle ne mangeait pas, ne dormait pas, maigrissait à vue d’œil, toussait, et, comme le laissait entendre le médecin, était en danger. On ne pouvait penser qu’à la soigner. Les docteurs venaient chez Natacha isolément et en conseil, parlaient beaucoup en français, en allemand et en latin, se jugeaient sévèrement l’un l’autre, donnaient