Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/147

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« Cet ennemi s’élève contre nous. Les hommes criminels se sont réunis pour détruire ton bien, pour anéantir ta fidèle Jérusalem, ta Russie bien-aimée, pour souiller tes temples, renverser tes autels et profaner ton sanctuaire. Jusqu’à quand, Seigneur, les pécheurs triompheront-ils ? Jusqu’à quand pourront-ils enfreindre tes lois !

« Seigneur Dieu ! Écoute-nous, nous qui te prions. Soutiens par ta force notre très pieux et autocrate empereur Alexandre Pavlovitch, que sa loyauté, sa douceur trouvent grâce à tes yeux. Récompense-le de ses vertus avec lesquelles il garde ton Israël bien-aimé. Bénis ses résolutions, ses entreprises et ses œuvres. Fortifie par ta main toute-puissante son royaume, et, envoie-lui la victoire contre l’ennemi, comme Moïse contre Amalech, comme Gédéon sur Madian, et David sur Goliath. « Protège ses armées, soutiens l’arc de cuivre sous l’aisselle de ceux qui se sont armés en ton nom et ceins-les de la force pour le combat. Arme-toi et prends le bouclier et viens à notre secours. Qu’ils aient honte ceux qui nous veulent du mal, qu’il en soit d’eux devant tes armées fidèles comme de la poussière que le vent disperse, et donne à ton ange le pouvoir de les abattre et de les poursuivre ; que leurs desseins secrets se retournent contre eux au grand jour ; qu’ils tombent aux pieds de tes esclaves qui les fouleront ! Seigneur, tu peux sauver les grands et les petits, car