Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/339

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XVII

Après que l’empereur eut quitté Moscou, la vie y reprit son train habituel, et le cours de cette vie était si bien comme d’habitude qu’il était difficile de se souvenir des journées passées dans l’enthousiasme patriotique et dans l’enchantement, qu’il était difficile de croire, qu’en effet, la Russie était en danger et que les membres du club anglais étaient ces mêmes fils de la patrie, prêts pour elle à tous les sacrifices. La seule chose qui rappelât l’impression générale enthousiaste, patriotique, qui régnait pendant le séjour de l’empereur à Moscou, c’était l’exigence des sacrifices en hommes et en argent, qui aussitôt faits étaient tranchés sous une forme légale, officielle et semblaient obligatoires.

Avec l’approche de l’ennemi, l’opinion des Moscovites sur leur situation non seulement ne devenait pas plus sérieuse mais était au contraire en-