Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/155

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XXIV

Le soir du 1er septembre, après son entrevue avec Koutouzov, le comte Rostoptchine revenait à Moscou attristé et blessé de ce qu’on ne l’avait pas invité au conseil supérieur de la guerre et de ce que Koutouzov n’avait fait aucune attention à sa proposition de prendre part à la défense de la capitale, et étonné de la nouvelle opinion qu’il avait apprise au camp et selon laquelle la question de la sûreté de la capitale et ses sentiments patriotiques étaient non seulement secondaires mais tout à fait inutiles et infimes.

Après souper, le comte, sans se déshabiller, se coucha sur un canapé. À une heure il était éveillé par un courrier qui lui apportait une lettre de la part de Koutouzov. Il y était dit que les troupes reculant sur la route de Riazan, derrière Moscou, plairait-il au comte d’envoyer la police pour faire passer les troupes à travers la ville. Ce n’était pas