Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/349

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XIV

Ayant appris de Nicolas que son frère était avec les Rostov à Iaroslav, la princesse Marie, malgré les exhortations de sa tante, se prépara aussitôt à partir, et non pas seule mais avec son neveu. Était-ce difficile ou non, possible ou impossible, elle ne le demandait pas et ne voulait pas le savoir. Son devoir était non seulement de se trouver elle-même près de son frère, peut-être mourant, mais de faire tout son possible pour lui amener son fils. Et elle se préparait à partir. Ce fait que le prince André ne lui écrivait pas lui-même, la princesse Marie se l’expliquait ou parce qu’il était trop faible pour écrire, ou parce qu’il trouvait le trajet trop long et trop dangereux pour elle et pour son fils.

En quelques jours la princesse Marie se trouva prête, elle partait avec l’énorme voiture du prince qui l’avait amenée à Voronèje, une petite calèche et un chariot. Mademoiselle Bourienne, Nicolas