Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/463

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En sortant de l’isba dans la nuit humide et sombre, Konovnitzen marchait les sourcils froncés à cause d’un mal de tête de plus en plus aigu et de cette pensée désagréable qui lui traversait l’esprit : Comment à cette nouvelle allait se remuer tout ce nid de l’état-major, surtout Benigsen, qui, après Taroutino, était furieux contre Koutouzov ? Quels ordres allait-on proposer, discuter, deviner ? Et le pressentiment d’un conflit lui était pénible bien qu’il le sût inévitable.

En effet, Toll à qui il communiqua d’abord la nouvelle se mit aussitôt à exposer ses considérations à un général qui vivait dans le même logement que lui, et Konovnitzen qui attendait en silence et fatigué, dut lui rappeler qu’il fallait aller chez le sérénissime,