Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/125

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c’est-à dire l’algèbre, je la commence avec les premières opérations. Alors je sors du programme. La planimétrie n’est pas nommée dans le programme, et, pourtant, ses problèmes sont des applications, les plus naturelles et les plus compréhensibles, des premières opérations. Avec un maître, la géométrie et l’algèbre rentreront dans l’enseignement des quatre opérations ; pour un autre, les quatre opérations ne formeront que l’exercice mécanique d’écrire avec de la craie sur le tableau noir, et, pour les deux maîtres, le programme ne sera que des mots, des mots, des mots. Néanmoins, il est possible de donner au maître une règle et un guide. Pour le progrès rapide de l’étude, le maître doit seulement avoir les moyens d’apprendre lui-même et l’indépendance absolue dans le choix des méthodes. Pour l’un, il est commode et utile d’enseigner d’après le bouki-az-ba ; pour un autre, d’après une autre méthode. Mais pour qu’un maître adopte une autre méthode, c’est encore peu de la lui faire connaître et de la lui prescrire, il faut qu’il croie, qu’il se convainque que cette méthode est la meilleure, et qu’il l’aime.

Cela se rapporte tant aux méthodes de l’enseignement lui-même qu’à celles de se conduire envers les élèves, et les circulaires aux maîtres ne feront que les gêner.

Quant au but que le comité a peut-être poursuivi en composant le programme, but qui consiste à