Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/213

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des établissements scolaires supérieurs dans lesquels on introduit l’élément éducateur n’est nullement pour nous le modèle. Nous condamnons l’organisation des établissements scolaires supérieurs non seulement à l’égal de celle des établissements scolaires inférieurs, mais nous voyons en eux la source de tout le mal.)

Pour répondre aux questions posées, nous les déplacerons seulement :

1o Que signifie la non-immixtion de l’école dans l’œuvre de l’éducation ?

2o Une non-immixtion pareille est-elle possible ?

3o Que doit être l’école avec la non-immixtion dans l’œuvre de l’éducation ?

Pour éviter les malentendus, je dois d’abord expliquer ce que j’entends par le mot école que j’ai employé avec le même sens dans mon premier article. Par le mot école j’entends non la maison où l’on instruit, non les professeurs, non les élèves, non une certaine direction des études, mais j’entends sous ce mot, dans le sens le plus général, l’influence consciente de celui qui instruit sur celui qu’il instruit, c’est-à-dire une partie de la culture, de quelque manière que se manifeste cette activité : l’enseignement du règlement aux recrues, c’est une école ; les conférences, c’est une école ; l’enseignement à l’école mahométane, c’est une école ; l’installation d’un musée ouvert au public, c’est une école.