Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/69

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teur, et y entraîner les élèves par la ruse ou par la force, ce serait un crime et une erreur.

On m’objectera : « Dans l’école populaire, telle que vous la rêvez, l’enseignement de la lecture et de l’écriture sera quand même l’une des premières conditions de l’instruction, parce que le besoin de savoir lire et écrire a pénétré dans le peuple, de même la plupart des instituteurs ne savent autre chose que lire et écrire. C’est pourquoi la question des méthodes de l’enseignement de la lecture et de l’écriture est une question difficile et qui demande une solution. »

À cela nous répondrons que dans la plupart des écoles, à cause de notre connaissance insuffisante du peuple et de la pédagogie, l’enseignement commence, en effet, par la lecture et l’écriture, mais ce procédé nous paraît d’importance minime et depuis longtemps connu. Les sacristains enseignent à lire et à écrire, en trois mois, d’après bouki-az-ba ; un père ou un frère intelligent, peut encore y arriver en moins de temps. On dit que par la méthode de Zolotov et de Lautir on apprend encore plus rapidement. Mais, que ce soit par l’une ou l’autre méthode, on ne gagne rien si l’on ne comprend pas ce qu’on lit, et c’est là le problème le plus difficile de l’enseignement de la lecture et de l’écriture. Et à cette méthode, la plus difficile, la plus nécessaire, encore inconnue, on n’entend rien.

C’est pourquoi la question : quelle est la meil-