Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/439

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RÉCITS DE BOTANIQUE




Les Pommiers.

J’avais planté deux cents jeunes pommiers. Pendant trois ans, au printemps et à l’automne, je les entourais d’un fossé, et, l’hiver venu, je les enveloppais de paillis pour les protéger contre les lièvres.

La quatrième année, après la fonte de la neige, j’allai voir mes pommiers. Ils avaient grossi pendant l’hiver ; leur écorce était brillante et nourrie, les branches, intactes, portaient à chaque pointe, à chaque bifurcation, des boutons de fleurs ronds comme des petits pois. Çà et là, les boutons s’étaient ouverts et laissaient voir les bords rosés des pétales.

Je savais que ces boutons épanouis allaient devenir des fleurs et des fruits ; la vue de mes arbres me réjouissait. Mais, lorsque j’eus développé le