Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol16.djvu/153

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


premier avis, celles en un mot qu’il ne pourrait remettre lorsqu’on en exigerait le paiement. Ces dettes s’élevaient à près de quatre mille roubles, dont quinze cents pour le cheval et deux mille cinq cents dont il s’était porté garant pour un jeune camarade nommé Vinievski, lequel avait perdu cette somme en jouant avec un escroc. Vronskï avait offert de payer sur-le-champ (il disposait alors des fonds nécessaires), mais Vinievskï et Iachvine avaient insisté pour se libérer eux-mêmes, alléguant que Vronskï n’ayant même pas joué, ne pouvait être responsable. Tout cela était fort bien, en vérité, néanmoins Vronskï ne s’illusionnait pas, il savait que pour cette vilaine histoire, à laquelle il n’avait participé qu’à titre de répondant de Vinievski, il devait avoir sous la main deux mille cinq cents roubles ; il pourrait ainsi, en cas de réclamation, les jeter au grec qui les avait escroqués et du même coup se débarrasser de lui. Ainsi, pour cette catégorie, la plus urgente, il lui fallait quatre mille roubles. Les dettes de la deuxième catégorie se montaient à huit mille roubles ; c’étaient de beaucoup les plus importantes. Elles avaient trait aux dépenses de l’écurie : approvisionnement d’avoine et de foin, appointements de l’Anglais, fournitures du sellier, etc. De ce côté encore il fallait distribuer deux mille roubles pour être à peu près tranquille. La dernière catégorie comprenait les notes des fournisseurs,