Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/194

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XXX

MES OCCUPATIONS


Néanmoins, pendant cet été, je me rapprochai plus que les autres années des demoiselles, et cela à cause de la passion pour la musique qui se manifesta en moi. Au printemps, chez nous, à la campagne, nous eûmes la visite d’un voisin, d’un jeune homme, qui, dès en entrant au salon regardait toujours le piano, doucement y approchait une chaise, tout en causant avec Mimi et Katenka. Tout en parlant du temps, des agréments de la vie de campagne, il amenait artificiellement la conversation sur l’accordeur, sur la musique, sur le piano ; enfin il déclara qu’il jouait et très vivement, joua trois valses. Pendant qu’il jouait, Lubotchka, Mimi et Katenka très près du piano, le regardèrent. Après cela, ce jeune homme ne revint plus une seule fois, mais son jeu, sa pose devant le piano, sa façon de secouer les cheveux et surtout de