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XXXIX

LA NOCE


Bien que, grâce à l’influence de Dmitri, je ne m’adonnasse pas encore aux plaisirs habituels des étudiants, appelés noces, il m’était arrivé, cet hiver, de participer à une fête de ce genre, et l’impression que j’en gardai ne fut pas tout à fait agréable. Voici comment cela arriva.

Au commencement de l’année, pendant un cours, le baron Z…, un jeune homme grand, blond, au visage très régulier et grave, nous invita tous chez lui, à une soirée de camarades. Nous tous, c’est-à-dire tous les camarades plus ou moins comme il faut de notre année, parmi lesquels sans doute ne se trouvaient ni Grapp, ni Semenov, ni Operov, ni tous ces messieurs de mauvais genre. Volodia sourit avec mépris en apprenant que j’allais à une noce d’étudiants de première année,