Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/346

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loi de Moïse : que pour le meurtre, il faut juger, est conduit conformément à cette comparaison. Selon la loi de Moïse, pour le meurtre il faut juger, c’est-à-dire infliger la punition suprême. Jésus dit : De même que le meurtre vous est défendu, avec la même sévérité je vous défends la colère contre votre frère. Je vous défends encore plus sévèrement la manifestation de cette colère dans l’expression du mépris pour l’homme, et plus sévèrement encore le terme suprême du mépris : l’appellation de fou, c’est-à-dire d’homme que l’on ne peut prendre au sérieux.

La sévérité de la défense s’exprime par la punition. Jésus en use de même. Mais il est évident que Jésus ne prescrit ni le conseil ni la géhenne. Si l’on comprend qu’il en sera ainsi dans l’autre monde, alors on ne comprend pas quel conseil pourrait être là-bas.

C’est pourquoi il est évident que le conseil, de même que la géhenne, indiquent non quelque chose qui aura lieu dans l’autre monde, mais le degré de la culpabilité.


Ἐὰν οὖν προσφέρῃς τὸ δῶρὸν σου ἐπὶ τὸ θυσιαστήριον, ϰάϰε μνησθῇς ὅτι ὁ ἀδελφὸς σου ἔχει τι ϰατὰ σοῦ.

Ἀφες ἐϰεῖ τὸ δῶρόν σου ἐμπροσθεν τοῦ θυσιαστηρίου, ϰαὶ ὕπαγε, πρῶτον διαλλάγηθι τῷ ἀδελφῷ σου, ϰαὶ τότε ἐλθῶν πρόσφερε τὸ δῶρὸν σου.


Matthieu, v, 23. Si donc tu apportes ton offrande à Si donc tu apportes ton offrande à l’autel, et te sou-