Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/282

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c’est Dieu, et il n’y en a pas d’autre, et il ne peut le cacher, le voulût-il. Quand les Juifs disent : « Comment est-ce possible que cela ne mourra pas ? », il répond que l’entendement n’est qu’un, qu’il était avant Abraham et existe en dehors du temps.

Les entretiens de Jésus avec les Pharisiens, qui exigeaient des preuves de la véracité de sa doctrine, forment d’après les synoptiques et les chapitres vii et viii, de Jean, une causerie dans laquelle Jésus, aux questions des Juifs sur le moyen de prouver sa doctrine, répond qu’il n’y a pas de preuves de sa doctrine et qu’il n’en peut être, parce qu’elle est la doctrine de la vie et du culte de Dieu-esprit, que l’homme connaît en lui-même, mais qu’il ne peut ni voir ni montrer.


L’AVEUGLE-NÉ GUÉRI

Καὶ παράγων εἶσεν ἄνθρωπον τυφλόν ἐϰ γενετῆς.


Jean, ix, 1. Comme Jésus passait, il vit un homme aveugle dès sa naissance. En passant Jésus aperçut un homme aveugle de naissance.


Ce chapitre continue l’exposition de la même pensée et la réponse à la même question : quelles sont les preuves de la fausseté de la loi de Moïse et celles de la véracité de la doctrine de Jésus ?

Quand on analyse ce chapitre il est impossible