Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/120

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XIV


En effet, Olénine marchait dans la cour au moment ou Marianka entrait et il l’avait entendu prononcer : « C’est le locataire, le diable, qui marche. » Il avait passé toute cette soirée avec l’oncle Erochka, sur le perron de son nouveau logis. Il avait fait apporter la table, le samovar, du vin, des bougies, et en prenant le thé et fumant des cigares, il avait écouté les récits du vieillard qui était assis près de ses pieds, sur les marches du perron. Bien que l’air fût calme, la chandelle fondait et la flamme vacillait de divers côtés, éclairant tantôt le perron, tantôt la table et la vaisselle, tantôt la tête blanche, rasée du vieillard. Les papillons de nuit tourbillonnaient en agitant la poussière de leurs ailes et frappaient tantôt la table, tantôt les verres, tantôt volaient dans la flamme, tantôt disparaissaient dans l’espace sombre au-dessus du cercle éclairé. Olénine but avec