Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/190

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XXIII


La vie d’Olénine coulait, monotone et régulière. Il avait très peu de relations avec les chefs et les camarades. Au Caucase, la situation des junkers riches est surtout agréable sous ce rapport. On ne l’envoyait ni aux travaux, ni aux exercices. Après l’expédition il fut proposé au grade d’officier et en attendant, on le laissait tranquille. Les officiers le considéraient comme un aristocrate et par suite, se tenaient vis-à-vis de lui avec dignité. Le jeu de cartes et les orgies des officiers avec les chanteurs, qu’il avait pratiqués dans la compagnie, ne lui semblaient pas attrayants, et de son côté il s’éloignait aussi de la société des officiers et de la vie que menaient ceux-ci dans la stanitza. La vie des officiers dans la stanitza, a depuis longtemps son cliché définitif. De même que chaque junker ou officier de forteresse boit régulièrement du porter, joue aux cartes, bavarde à propos des décora-