Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/213

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en fronçant la lèvre inférieure et les sourcils.

— Lui, c’est le grand père — ajouta-t-elle en souriant. Elle s’approcha de la porte et se mit à frapper.

— Pourquoi diable nous avez-vous enfermés ?

— Eh quoi, qu’ils restent là-bas et nous ici, — fit Olénine en s’approchant d’elle.

Elle fronça les sourcils et sévèrement le repoussa de la main.

De nouveau, elle lui semblait si majestueuse, si belle, qu’il se ressaisit, honteux de ce qu’il faisait. S’approchant de la porte, il se mit à la pousser.

— Bieletzkï, ouvrez ! Quelle sotte plaisanterie !

De nouveau, Marianka riait de son rire clair, joyeux.

— As-tu peur de moi ? — fit-elle.

— Mais, ma foi, tu es aussi méchante que ta mère.

— Et toi, tu préfères passer le temps avec Erochka, et tu crois que pour cela les filles t’aimeront.

Et elle souriait en le regardant droit et très près dans les yeux.

Il ne savait que dire.

— Et si j’allais chez vous ?… — dit-il au hasard.

— Alors ce serait autre chose, — prononça-t-elle en secouant la tête.

À ce moment, Bieletzkï poussait la porte et Marianka, rejetée près d’Olénine, de sa hanche lui frôla la jambe.