Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/394

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IV


— Eh ! malheur ! J’ai oublié ma pipe ! En voilà un malheur, mes frères ! — répéta Velentchouk.

— Bah ! tu ferais mieux de fumer des cigares, mon cher homme, — dit Tchikine en grimaçant de la bouche et clignant des yeux. — Moi, à la maison, je fume toujours des cigares, c’est plus doux.

Naturellement, tous éclatèrent de rire.

— C’est ça, il a oublié sa pipe ! — interrompit Maximov sans faire attention au rire général. Et d’un ton autoritaire, en vidant fièrement sa pipe dans la paume de sa main gauche : — Où te cachais-tu là-bas, hein ? Velentchouk ?

Velentchouk fit demi-tour vers lui, porta la main à son bonnet, puis ensuite la baissa.

— On voit que, depuis hier, tu n’as pas encore bien dormi ; tu commences à dormir debout ; pour cela, on ne fait pas grâce à votre frère.

— Que l’on me déchire sur place, Feodor Maxi-