Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol5.djvu/121

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regardant de plus près, il vit que ce qu’il prenait pour le nez et le visage, était les cheveux, et que le vrai visage était plus bas. Il s’inclina et distingua les traits du visage d’Albert. Alors la beauté du front et de la bouche fermée, calme, le frappa de nouveau. Sous l’influence de la fatigue, des nerfs, de l’heure avancée sans sommeil, et de la musique entendue, Delessov, en regardant ce visage, se transportait de nouveau dans ce monde béni, entrevu cette nuit. De nouveau il se rappelait le temps heureux et magnanime de la jeunesse et il cessait de regretter son acte. À ce moment il aimait Albert sincèrement, ardemment, et se promettait fermement de lui faire du bien.