Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol7.djvu/122

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XIII

Pierre n’avait pas réussi à se choisir une carrière à Pétersbourg, et, en effet, avait été expulsé de Moscou pour son tapage. L’histoire racontée chez la comtesse Rostov était tout à fait exacte. Pierre avait pris part au ligotage du policier sur l’ours. Il était arrivé depuis quelques jours, et, comme à l’habitude, s’était installé dans la maison de son père. Bien qu’il supposât son histoire connue à Moscou et que les dames de l’entourage de son père, toujours malveillantes envers lui, profiteraient de cette occasion pour le desservir près du comte, néanmoins, le jour de son arrivée, il se rendit à l’appartement de son père. En entrant au salon, séjour habituel des princesses, il salua les dames assises devant le métier, avec un livre que lisait à haute voix l’une d’elles. Elles étaient trois. L’aînée très soignée, avait une taille longue, l’air sévère, c’était celle qui était venue à la rencontre