Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol7.djvu/343

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X

Le prince André s’arrêta à Brünn chez une de ses connaissances, le diplomate russe Bilibine.

— Ah ! mon cher prince, il n’y a pas d’hôte plus agréable, — dit Bilibine en sortant à la rencontre du prince André. — Frantz, les bagages du prince dans ma chambre à coucher, — fit-il au valet qui accompagnait Bolkonskï. — Quoi, le messager de la victoire ! C’est bon. Moi, je suis malade, comme vous voyez.

Une fois lavé et habillé, le prince André entra dans le cabinet luxueux du diplomate et s’assit devant le dîner servi. Bilibine, tranquillement, prit place devant la cheminée.

Le prince André, après son voyage, et surtout après toute la campagne durant laquelle il avait été sevré de tout confort de propreté et d’élégance, éprouvait un sentiment agréable de bien-être parmi ce luxe auquel il était habitué dès l’enfance ;