Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol8.djvu/300

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Cinq jours après, le jeune prince Nicolas Andréiévitch fut baptisé. La nourrice retenait le lange avec son menton pendant qu’avec une plume le prêtre oignait les petites paumes rouges, ridées, et la plante des pieds.

Le parrain, le grand-père, ayant peur de laisser tomber le bébé, le portait en tremblant autour de la piscine et le remit à la marraine, la princesse Marie. Le prince André, tremblant de la peur qu’on ne noyât l’enfant, était assis dans l’autre chambre en attendant la fin de la cérémonie. Lorsque la vieille bonne lui apporta l’enfant il le regarda joyeusement, et il hocha approbativement la tête quand elle lui raconta que le morceau de cire jeté dans la piscine, — morceau sur lequel on avait placé quelques cheveux coupés sur la tête du nouveau-né, — avait surnagé.